Du journalisme à la politique
Éric Justin Léon Zemmour naît le 31 août 1958 à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Ses parents sont des juifs berbères originaires de Sétif, en Algérie. Ils s’installent en France en 1952. Son père était ambulancier, puis dirigeant d’une société d’ambulances. Sa mère était femme au foyer.
Il fait ses études à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po). Il y développe sa culture historique et politique. Passionné d’histoire, il s’intéresse très tôt à l’identité nationale française.
Son parcours journalistique :
- 1986 : Rejoint Le Quotidien de Paris comme journaliste politique.
- 1996 : Intègre Le Figaro comme journaliste au service politique.
- 2003-2014 : Participe à l’émission Ça se dispute sur I-Télé.
- 2006-2011 : Chroniqueur dans On n’est pas couché sur France 2.
- 2011-2022 : Co-anime Zemmour et Naulleau sur Paris Première.
- 2019-2021 : Présente Face à l’info sur CNews (ses audiences explosent).
Sa notoriété médiatique est immense. Il publie plusieurs essais à succès. Le Suicide français (2014) se vend à des centaines de milliers d’exemplaires. Ces ouvrages lui constituent une base militante avant même d’entrer en politique.
Sources : Wikipédia, franceinfo.fr, election-presidentielle-francaise-2027.fr
Des condamnations judiciaires à répétition
Le parcours de Zemmour est marqué par de nombreux démêlés avec la justice. Ses propos provocateurs lui ont valu plusieurs condamnations.
En 2011, il est condamné pour provocation à la discrimination raciale envers les musulmans. En 2015, une nouvelle condamnation est prononcée pour incitation à la haine. En 2022, une troisième condamnation tombe pour injure raciste. Le Conseil d’État confirme une amende de 200 000 euros infligée à CNews après l’un de ses discours sur les migrants mineurs.
Ces condamnations nourrissent deux lectures opposées. Pour ses adversaires, elles révèlent un discours fondamentalement discriminatoire. Pour ses partisans, elles font de lui un martyr du « politiquement correct ». Cette ambivalence est au cœur de son identité politique.
Sources : Wikipédia, franceinfo.fr, Conseil d’État
Reconquête : la fondation d’un parti identitaire
En novembre 2021, Zemmour officialise sa candidature à la présidentielle dans une vidéo sur YouTube. Il reprend les codes de l’appel du 18 juin 1940. Il déclare qu’« il n’est plus temps de réformer la France, mais de la sauver ».
Il fonde le parti Reconquête en décembre 2021. Ce nom évoque la Reconquista de la péninsie Ibérique. Il vise à réunir les droites dans un grand mouvement identitaire et nationaliste. Il attire des déçus des Républicains et des anciens du RN.
Son meeting de lancement à Villepinte réunit entre 13 000 et 15 000 personnes. C’est un succès de mobilisation sans précédent pour un candidat sans parti. Marion Maréchal, nièce de Marine Le Pen, le rejoint et devient l’une de ses figures.
Mais Reconquête ne parvient pas à unir la droite. Le RN refuse toute alliance. Marine Le Pen ne veut pas être absorbée. L’union des droites tant voulue par Zemmour n’a pas lieu.
Sources : Wikipédia, franceinfo.fr, Reconquête (parti politique)
Sondages 2027 : une place marginale dans le paysage
Les sondages de 2026 sont peu favorables à Éric Zemmour. Il est crédité de 3 à 5 % des intentions de vote au premier tour selon les configurations testées par IFOP et Elabe (mars 2026).
C’est nettement inférieur à son score de 2022. Plusieurs raisons expliquent ce recul. Bardella incarne désormais mieux l’extrême droite modernisée. Reconquête peine à exister en dehors de son fondateur. Sa compagne Sarah Knafo est eurodéputée, mais le parti reste très personnalisé.
En mars 2025, Zemmour déclare « se préparer » pour 2027. Mais l’officialisation tarde. Son entourage prépare une candidature. La question est de savoir si elle est viable électoralement.
⚠️ Mise en garde : Ces sondages datent de mars 2026, avec une marge d’erreur de ±2 points. Tout peut évoluer selon les alliances et les retraits de candidatures.
Sources : IFOP-Fiducial / Elabe (mars 2026), franceinfo.fr, Wikipédia
