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Qui est Raphaël Glucksmann ?

Un intellectuel engagé devenu politique

Raphaël Glucksmann naît le 15 octobre 1979 à Boulogne-Billancourt. Son père, André Glucksmann, est l’un des plus célèbres philosophes français de sa génération. Sa mère, Françoise Glucksmann, et sa grand-mère, la philosophe Jeannette Colombel, renforcent cet héritage intellectuel. Sa famille est d’origine juive ashkénaze. Son grand-père paternel, Rubin Glucksmann, était espion soviétique. Il meurt en 1940 lors d’une opération en mer d’Irlande.

Raphaël fait ses études au lycée Lamartine, puis en classes préparatoires au lycée Henri-IV. Il intègre Sciences Po Paris. Il obtient son diplôme et se lance dans le journalisme et l’essayisme.

Son parcours avant la politique :

  • 2002 : Journaliste en Algérie.
  • 2004 : Réalise un documentaire sur la responsabilité de la France dans le génocide rwandais.
  • 2008-2013 : Conseille le président géorgien Mikheil Saakachvili sur l’intégration européenne. Il est alors décrit par Le Monde comme un « consultant en révolution ».
  • 2013 : Présent sur la place Maïdan à Kiev lors du soulèvement pro-européen ukrainien.
  • 2015 : Publie Génération gueule de bois, Manuel de lutte contre les réacs.
  • 2018 : Cofonde le mouvement Place publique avec d’autres personnalités de la société civile.
  • 2019 : Élu député européen sur la liste Place Publique-PS.
  • 2024 : Mène la liste PS-Place Publique aux européennes. Il obtient 13,8 % — meilleur score de la gauche réformiste depuis dix ans.

Sources : Wikipédia, place-publique.eu, directmag.fr

De la droite libérale à la gauche sociale-démocrate : une trajectoire sinueuse

Le parcours idéologique de Glucksmann est complexe. Il ne s’est pas toujours situé à gauche.

En 2007, il est candidat pour Alternative libérale aux législatives. Ce parti défend une sensibilité économiquement libérale. Ses adversaires lui rappellent souvent ce passé. La même année, il soutient Nicolas Sarkozy au second tour. Il est présent à son meeting du 29 avril 2007.

Sa rupture avec la droite intervient progressivement. En 2015, il reconnaît que le soutien de son père à Sarkozy était « une erreur ». Il se dit avoir migré vers la gauche « par dépit », Sarkozy ayant quitté selon lui « le champ de l’acceptabilité républicaine ».

En 2017, il soutient Benoît Hamon au premier tour, puis Emmanuel Macron au second tour. Il se dit « fier » de la victoire de Macron contre Le Pen. Mais il regrette sa « philosophie individualiste ».

Depuis 2018, il construit une ligne cohérente. Il est clairement social-démocrate, pro-européen, atlantiste et écologiste. Il se distingue nettement de La France Insoumise sur tous ces points.

Sources : Wikipédia, lejdd.fr

Place publique : un mouvement entre PS et société civile

Place publique est fondé en octobre 2018. Le mouvement naît d’une volonté de refonder la gauche réformiste. Il rassemble des personnalités venues du monde associatif, de l’écologie et de la social-démocratie.

Le mouvement croît rapidement. Il compte plus de 12 000 adhérents en 2025. Raphaël Glucksmann en est le co-président avec Aurore Lalucq.

Son positionnement est clair. Il refuse toute alliance avec La France Insoumise. Il le dit sans détour en septembre 2025 : il n’y aura « jamais » d’alliance avec LFI. Cette ligne de clarté le distingue du Parti Socialiste, qui a fait alliance avec LFI en 2022 et 2024.

Il prépare activement 2027. En juin 2025, il présente « l’acte 1 » de son projet pour la France. Ce document repose sur 50 chantiers. Il est élaboré avec 200 experts et 3 000 militants. Il porte sur l’écologie, le travail et la justice sociale.

Sources : economie-politique.org, franceinfo.fr, place-publique.eu

Ses positions : Europe, Ukraine, écologie et travail

Glucksmann défend une ligne claire et cohérente depuis plusieurs années.

Sur l’Europe : Il est l’un des militants les plus convaincus de la construction européenne. Il veut une Europe fédérale, souveraine et puissante. Il défend le Pacte vert européen. Il croit que l’Europe est le seul cadre viable pour répondre aux crises mondiales.

Sur l’Ukraine : C’est son sujet de prédilection. Il a été présent à Maïdan en 2013. Il soutient sans réserve l’Ukraine depuis l’invasion russe de 2022. Il est l’un des parlementaires européens les plus actifs sur ce dossier. Il a été accusé d’avoir « travaillé avec un dictateur » — en référence à Saakachvili. Des chercheurs nuancent sérieusement ces allégations, les attribuant à la propagande russe.

Sur l’écologie : Il défend la transition écologique comme moteur de réindustrialisation. Il croit au « fabriqué en France » vert. Il promeut la sobriété énergétique et les investissements publics massifs dans les énergies renouvelables.

Sur le travail et le social : Son projet s’articule autour de la valorisation du travail. Il veut refonder le modèle social français. Il prône une fiscalité plus juste et une protection sociale renforcée.

Sources : place-publique.eu, franceinfo.fr, directmag.fr

Sondages 2027 : la figure de gauche la mieux placée, mais loin du second tour

Les sondages sont nuancés pour Raphaël Glucksmann. Il est la personnalité de gauche la plus populaire selon le baromètre Odoxa de novembre 2025. Il dépasse Mélenchon pour la première fois. Sa popularité monte à 24 % d’adhésion selon ce même baromètre.

Mais les intentions de vote au premier tour restent modestes.

Sondages IFOP-Fiducial / Elabe (mars 2026) :

  • Jordan Bardella (RN) : 35–38 %
  • Édouard Philippe (Horizons) : 17–21 %
  • Jean-Luc Mélenchon (LFI) : 10–12 %
  • Raphaël Glucksmann (Place Publique) : 11–13 % selon les hypothèses

Il dispute la troisième place avec Mélenchon. Les deux sont au coude-à-coude. Glucksmann bénéficie de la dynamique des européennes. Mélenchon souffre de ses controverses récentes.

Au second tour : Face à Bardella, Glucksmann obtiendrait 41,5 % contre 58,5 %. C’est un résultat difficile mais meilleur que Mélenchon (28,5 %).

Son défi principal : réussir à qualifier au second tour. Sans ça, sa candidature restera symbolique. Et pour ça, il doit dépasser Édouard Philippe, mission quasi impossible selon les sondages actuels.

⚠️ Mise en garde : Ces sondages sont réalisés à plus d’un an du scrutin. La marge d’erreur est de ±2 points. La candidature officielle de Glucksmann n’est pas encore déclarée.

Sources : IFOP-Fiducial / Elabe (mars 2026), Odoxa/publicsenat.fr (novembre 2025)

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