À l’approche de l’automne 2026, les instituts de sondage multiplient les enquêtes sur l’élection présidentielle de 2027. Les résultats confirment une tendance déjà installée depuis plusieurs mois sur l’échiquier politique français.
Marine Le Pen toujours largement en tête
Selon les dernières enquêtes d’opinion, Marine Le Pen conserve une avance nette sur l’ensemble de ses concurrents, avec des intentions de vote oscillant autour de 34 à 36 % selon les instituts. Cette position dominante confirme l’ancrage du Rassemblement national comme première force politique du pays.
Cette avance s’observe de façon constante chez plusieurs instituts, qu’il s’agisse d’Ipsos, d’OpinionWay ou de Cluster17, malgré les incertitudes judiciaires qui continuent de peser sur sa situation personnelle.
Un second groupe de candidats très disputé
Derrière Marine Le Pen, la compétition reste ouverte pour la deuxième place. Édouard Philippe se maintient généralement autour de 17 %, tandis que Jean-Luc Mélenchon oscille aux alentours de 14 à 15 % selon les enquêtes.
Gabriel Attal et Bruno Retailleau évoluent quant à eux dans une fourchette plus resserrée, autour de 6 à 7 %, confirmant la difficulté du bloc central et de la droite classique à se démarquer nettement dans les sondages.
Une gauche toujours fragmentée dans les intentions de vote
Les résultats confirment également l’éclatement persistant de la gauche française. Raphaël Glucksmann obtient des scores proches de 11 à 12 %, tandis que d’autres personnalités comme Fabien Roussel ou Nathalie Arthaud restent cantonnées à des scores marginaux.
Cette dispersion des voix à gauche illustre l’enjeu central de la primaire prévue en octobre 2026, censée permettre l’émergence d’une candidature plus rassembleuse face à cette fragmentation persistante.
Ce qu’il faut retenir
À sept mois du premier tour, les sondages confirment la position dominante de Marine Le Pen, tout en révélant une compétition toujours ouverte pour l’accès au second tour. La primaire à gauche et les choix stratégiques de la droite pourraient encore rebattre ces équilibres avant le printemps 2027.
