Derniers Articles

  • All Posts
  • Actualités
  • Candidats
  • Partis
  • Pas de catégorie
  • Programmes

Catégories

Sondages présidentielle 2027 : Philippe grimpe, Bardella et Le Pen toujours devant

Les municipales de mars 2026 ont tout changé. Du moins dans les sondages. La réélection d’Édouard Philippe comme maire du Havre le 22 mars lui donne un souffle nouveau. Il bondit de 6 points dans le baromètre Ipsos BVA – La Tribune Dimanche publié ce dimanche 12 avril 2026. Mais le RN reste solidement en tête. Jordan Bardella et Marine Le Pen conservent une avance confortable. À un an du scrutin, le paysage présidentiel commence à se dessiner plus clairement.

Philippe : le grand rebond post-municipal

C’est le chiffre qui retient l’attention. Édouard Philippe est crédité de 26 % de Français satisfaits à l’idée qu’il devienne président en 2027. C’est une hausse de 6 points par rapport au mois précédent.

Ce rebond s’explique directement par sa victoire aux municipales. Il a été réélu maire du Havre avec 47,71 % des voix au second tour. Il avait lui-même posé cette réélection comme condition sine qua non à sa candidature présidentielle. Le message est passé.

Son passage au 20 Heures de France 2, quelques jours après sa victoire, a été lu comme un coup d’envoi officieux de sa campagne. Depuis, les sondages confirment la dynamique.

Selon le baromètre Ipsos BVA, Philippe s’impose comme le leader naturel du bloc central, reconnu par 62 % des sympathisants de ce camp. C’est sa force principale : il rassemble au centre, là où Philippe est seul à pouvoir le faire.

Les sondages d’intentions de vote confirment cette tendance. Selon l’enquête Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche de fin mars 2026, Philippe obtiendrait entre 20,5 % et 25,5 % au premier tour selon les configurations. Et au second tour, il serait le seul candidat testé capable de battre le RN 51,5 % face à Bardella, 53 % face à Le Pen.

Sources : Ipsos BVA/La Tribune Dimanche (avril 2026), Elabe/BFMTV/La Tribune Dimanche (mars 2026)

Bardella et Le Pen : toujours au sommet

Malgré le rebond de Philippe, le RN reste dominateur. C’est le fait majeur du baromètre d’avril.

Jordan Bardella obtient 34 % de Français satisfaits à l’idée de le voir à l’Élysée. C’est en légère baisse d’un point. Marine Le Pen recueille 32 %, également en recul d’un point. Mais leur avance sur tous leurs concurrents reste très large.

Au premier tour des intentions de vote, les enquêtes récentes (IFOP, Elabe, mars 2026) placent le RN entre 34 et 38 %. C’est un niveau inédit pour un parti d’extrême droite sous la Ve République.

La situation judiciaire de Marine Le Pen reste le principal facteur d’incertitude. Elle a été condamnée en mars 2025 à 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. La cour d’appel de Paris doit rendre sa décision le 7 juillet 2026. Si la peine est confirmée, Jordan Bardella serait désigné candidat RN lors d’un congrès à l’automne 2026.

Dans les deux cas, Le Pen ou Bardella, le RN part largement en tête au premier tour. Le vrai enjeu reste le second tour.

Sources : Ipsos BVA/La Tribune Dimanche (avril 2026), interieur.gouv.fr, franceinfo.fr

Le bond d’Éric Ciotti après Nice

Une surprise de ce baromètre : Éric Ciotti. Le président de l’UDR, Union des droites pour la République, parti allié du RN, voit sa cote bondir de 4 points à 20 %. C’est son plus haut niveau jamais mesuré.

Ciotti vient de remporter la mairie de Nice. Il a battu l’ancien maire Christian Estrosi, figure historique de la droite niçoise, lors du second tour des municipales. Une victoire symbolique et personnelle forte.

À 20 %, Ciotti dépasse Marion Maréchal (23 %, -1 point), eurodéputée de Reconquête. Sa montée illustre un phénomène plus large. Les vainqueurs des municipales bénéficient d’un effet de légitimité dans les sondages présidentiels. Philippe en a profité (+6). Ciotti aussi (+4).

Sa candidature à la présidentielle n’est pas déclarée. Mais son positionnement au sein de la droite alliée au RN lui donne une place dans le débat.

Sources : Ipsos BVA/La Tribune Dimanche (avril 2026)

À gauche : Ruffin, Glucksmann et Hollande ex æquo

La gauche reste fragmentée. Mais le baromètre d’avril donne un premier classement clair parmi ses figures.

François Ruffin, Raphaël Glucksmann et François Hollande sont ex æquo à 16 % de satisfaits en cas de victoire présidentielle. C’est un score stable pour Glucksmann et Ruffin. La présence de Hollande à ce niveau est notable, l’ancien président reste une référence pour une partie de l’électorat social-démocrate.

Ces trois figures incarnent trois visions distinctes de la gauche réformiste. Ruffin défend une ligne populiste et anti-establishment. Glucksmann incarne la social-démocratie proeuropéenne. Hollande représente le socialisme de gouvernement classique.

Mais à 16 %, aucun d’eux n’atteint le niveau nécessaire pour envisager une qualification au second tour. L’Elabe baromètre d’avril 2026 confirme que Glucksmann et Ruffin obtiennent chacun 41 % d’image positive dans l’électorat de centre-gauche, bien loin de Philippe (62 %) dans son camp.

La question de la primaire à gauche reste entière. Selon le baromètre Ipsos BVA, 82 % des Français sont favorables à une primaire pour désigner un candidat unique à gauche comme à droite. Mais les partis ne s’accordent pas sur ses modalités. Le PS pousse pour une primaire. Glucksmann refuse d’y participer. Ruffin veut l’ouvrir en grand. LFI et Mélenchon ne veulent pas en entendre parler.

Sources : Ipsos BVA/La Tribune Dimanche (avril 2026), Elabe/Observatoire politique (avril 2026)

Le pouvoir d’achat, première préoccupation des Français

Au-delà des personnalités, le baromètre d’avril révèle une inquiétude majeure. Le pouvoir d’achat est cité comme première préoccupation par 52 % des Français. C’est une hausse de 6 points par rapport à mars 2026.

Ce chiffre n’est pas neutre pour la présidentielle. Il structure l’agenda politique. Tous les candidats devront se positionner clairement sur les salaires, l’inflation, le coût de l’énergie et la taxation.

C’est précisément sur ce terrain que le RN réalise ses meilleurs scores. Bardella se présente comme le candidat des catégories populaires frappées par la hausse des prix. Ce positionnement lui vaut une audience large dans les classes moyennes et ouvrières. La montée du pouvoir d’achat dans les préoccupations pourrait donc bénéficier au RN plus qu’à ses concurrents.

Sources : Ipsos BVA/La Tribune Dimanche (avril 2026)

Ce que ces sondages ne disent pas

Ces chiffres sont instructifs. Mais ils appellent plusieurs mises en garde importantes.

La cote de satisfaction ≠ intention de vote. Être « satisfait » à l’idée qu’un candidat devienne président n’est pas la même chose que voter pour lui. Les deux mesures ne doivent pas être confondues. Bardella domine aussi bien la cote de satisfaction que les intentions de vote. Ce n’est pas le cas de tous.

L’effet municipal est temporaire. La hausse de Philippe de 6 points est liée à sa victoire au Havre. Ce type de rebond post-électoral s’estompe généralement en quelques semaines. Il faudra voir si cet élan se confirme dans les sondages de mai et juin.

Un an reste long. À un an de l’élection, les sondages représentent une photographie instantanée. En 2017, Marine Le Pen était créditée de scores très élevés avant de s’effondrer dans le débat d’entre-deux-tours. En 2022, Zemmour flirtait avec 15 % avant de plafonner à 7 %.

La décision du 7 juillet 2026 peut tout changer. Si la cour d’appel confirme l’inéligibilité de Marine Le Pen, le RN devra reconfigurer sa stratégie. Bardella deviendra officiellement candidat. Ce changement modifiera les sondages.

Ces sondages sont des baromètres de popularité et d’intentions de vote à un an du scrutin. Ils comportent une marge d’erreur de ±2 à 3,5 points selon les instituts. Ils ne permettent pas de prédire le résultat final.

Sources : Ipsos BVA/La Tribune Dimanche (avril 2026), Elabe (mars-avril 2026), publicsenat.fr

Le baromètre d’avril 2026 dessine un paysage présidentiel en mouvement. Le RN reste dominant avec Bardella à 34 % et Le Pen à 32 %. Mais Philippe bondit à 26 %, son meilleur score depuis des mois. À gauche, Ruffin, Glucksmann et Hollande se tiennent à 16 %, sans parvenir à se distinguer. Et Ciotti monte à 20 % après Nice.

Le vrai verdict se jouera après le 7 juillet 2026, date de la décision en appel sur l’inéligibilité de Marine Le Pen. D’ici là, les sondages fluctueront au rythme des événements. À un an du scrutin, tout reste possible.

Retrouvez toute notre série sur les candidats : Jordan BardellaÉdouard PhilippeMarine Le Pen, Jean-Luc MélenchonRaphaël GlucksmannGabriel AttalÉric ZemmourDominique de Villepin et Jean Lassalle.

Sources vérifiées : Ipsos BVA/CESI/La Tribune Dimanche (baromètre politique avril 2026, ipsos.com), Elabe pour BFMTV/La Tribune Dimanche (mars 2026, elabe.fr), Odoxa/Mascaret pour Public Sénat (publicsenat.fr), Cluster17/Le Point (mars 2026, cluster17.com), franceinfo.fr.

Article précédent
Article suivant

Inscrivez-vous à notre newsletter

La démocratie ne se résume pas à un bulletin de vote tous les cinq ans. Restez informés, posez des questions, débattez. Ce site est fait pour vous. 

© 2026 France2027. Tous Droits Réservés.