« Gagner en 2027 ». Le slogan s’affichait en lettres géantes aux Docks d’Aubervilliers. Samedi 13 juin 2026, Raphaël Glucksmann a tenu son premier grand meeting de campagne. Entre 3 000 et 4 000 personnes selon ses équipes. Toujours pas officiellement candidat, il s’est donné trois mois pour se décider. Mais le ton était sans ambiguïté. Et la comparaison avec Mélenchon, une semaine plus tôt, était sur toutes les lèvres.
« Adieu esprit de défaite » : le ton du discours
Raphaël Glucksmann a affiché sa détermination à être candidat à l’élection présidentielle ce samedi lors de son premier meeting à Aubervilliers.
Sa formule centrale : « Nous lutterons ensemble jusqu’au bout. Ma détermination est sans faille ». Il entend « déjouer les pronostics » et ne croit pas en une « inéluctable » victoire de l’extrême droite. « Nous allons ramener la gauche au pouvoir », a-t-il déclaré.
Dans son discours, il pose un objectif présidentiel sans détour : « Le prochain président de la République aura une mission sacrée : redonner à la France sa souveraineté et sa liberté ».
Source : LCP (lcp.fr), actu.orange.fr (13-14 juin 2026)
Une proposition concrète : la voiture électrique à 100 euros
Parmi les rares propositions concrètes : la promesse de permettre aux Français modestes « d’avoir accès à une voiture électrique contre un loyer de 100 euros par mois ».
Cette mesure rappelle le dispositif de leasing social déjà expérimenté en France en 2024. Glucksmann la reprend et veut l’élargir. C’est une proposition qui parle au pouvoir d’achat, sujet numéro un dans tous les baromètres depuis le début de l’année 2026, tout en s’inscrivant dans son positionnement écologiste.
Le reste du discours reste largement programmatique : social, écologiste, européen et patriotique. Place publique présente désormais l’événement comme un « moment fondateur ».
Source : actu.orange.fr, parlons-politique.fr (13-14 juin 2026)
Les absents qui en disent long
La liste des absences est presque aussi parlante que celle des présences. Absents : Olivier Faure, tout comme l’ex-président François Hollande, qui se tient en embuscade en cas d’échec de l’eurodéputé, ou le patron des députés socialistes Boris Vallaud.
Boris Vallaud avait pourtant lancé avec Raphaël Glucksmann une plateforme visant à construire un projet commun pour 2027. Son absence interroge sur la solidité de cette alliance.
Un soutien notable était toutefois présent : le sénateur écologiste Yannick Jadot. Il a livré une formule en demi-teinte : « Raphaël est le moins mauvais des candidats à gauche pour porter nos idées. L’enjeu, c’est qu’il devienne le meilleur ». Un soutien, mais un soutien qui pose une condition.
Source : actu.orange.fr (14 juin 2026)
La comparaison qui plane : Mélenchon et ses 26 000 personnes
Le chiffre est sur toutes les lèvres. L’eurodéputé, qui s’est donné trois mois pour convaincre et se déclarer officiellement candidat, jouait gros pour tenter de créer une dynamique, une semaine après la démonstration de force du leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui a rassemblé selon ses soutiens 26 000 personnes à Saint-Denis.
L’écart est massif. 3 000 à 4 000 personnes contre 26 000. Mais l’entourage de Glucksmann relativise. « Dans notre espace politique, personne ne pourra faire mieux », a affirmé le député ex-macroniste Sacha Houlié, en référence à l’espace social-démocrate, distinct de celui de LFI.
Raphaël Glucksmann, qui défend une ligne sociale-démocrate, pro-européenne et anti-LFI, figure parmi les favoris sur l’arc social-démocrate avec autour de 12 % des intentions de vote.
Source : actu.orange.fr, parlons-politique.fr (14 juin 2026)
Conclusion
Le meeting d’Aubervilliers est un test grandeur nature. Glucksmann a montré sa détermination. Il a posé ses propositions. Il a montré qui le soutient et qui s’abstient. Mais face aux 26 000 personnes de Mélenchon une semaine plus tôt, l’écart de mobilisation reste un sujet. À un an de la présidentielle, chaque meeting devient un baromètre. Et celui-ci pose une question simple : Glucksmann peut-il rassembler au-delà de son propre camp ?
Sources vérifiées : LCP Assemblée nationale (lcp.fr, 14 juin 2026), actu.orange.fr (13-14 juin 2026), parlons-politique.fr (14 juin 2026).
