La gauche peut-elle se rassembler avant 2027 ? C’est la question qui agite tous les états-majors depuis six mois. Une primaire unitaire est annoncée pour le 11 octobre 2026. Elle a été lancée le 15 novembre 2025 par Marine Tondelier, Olivier Faure, Lucie Castets, François Ruffin et Clémentine Autain. Mais le projet vacille. Les divisions s’accumulent. Et le temps presse.
Source : Wikipédia, parlons-politique.fr
Pourquoi cette primaire ?
La réponse tient en un chiffre. En 2022, quatre candidats de gauche se présentaient au premier tour. Mélenchon, Jadot, Hidalgo, Roussel. Résultat : la gauche est éliminée dès le premier tour.
Le CEVIPOF rappelle que les municipales de 2026 servent de révélateur du rapport de force réel entre partis, élus locaux et électeurs. La primaire vise à éviter la dispersion en 2027. Son objectif : désigner un candidat unique capable de se qualifier au second tour.
Source : CEVIPOF, parlons-politique.fr
Qui porte le projet ?
Cinq forces politiques ont fondé la primaire le 15 novembre 2025 : les Écologistes (Marine Tondelier), le Parti Socialiste (Olivier Faure), Lucie Castets, Debout (François Ruffin) et L’Après (Clémentine Autain).
La primaire est fixée au 11 octobre 2026. Elle doit désigner un candidat commun à ces forces. Mais chaque parti veut peser sur les modalités. Chaque candidat potentiel veut retarder le moment où il devra se soumettre au vote.
Source : Wikipédia, franceinfo.fr
Qui refuse d’y participer ?
Trois acteurs majeurs de la gauche ont dit non.
Jean-Luc Mélenchon (LFI) refuse catégoriquement. Il est candidat pour lui-même. Il estime que la primaire lui est défavorable et il a probablement raison.
Raphaël Glucksmann (Place Publique) refuse aussi. Il veut d’abord construire un projet politique avant de s’engager dans un mécanisme de désignation.
Le PS est divisé. Boris Vallaud préfère « trouver un candidat commun dans la gauche non-mélenchoniste » plutôt que de s’en remettre à une primaire.
Source : publicsenat.fr, franceinfo.fr
L’état du projet en mai 2026
Le 1er mai 2026 résume à lui seul la situation. Un point de presse est prévu à Paris entre Tondelier, Faure, Autain et Ruffin. Il ne se tient pas. Faure est à Amiens où il est victime d’une attaque à la farine. Tondelier est « exaspérée ». Elle parle d’un « couac d’organisation ».
Le 5 mai 2026, une réunion doit se tenir à la Bellevilloise à Paris. Elle rassemble les figures favorables à la primaire. C’est la dernière chance de relancer la dynamique avant l’été.
Source : actuniort.fr, publicsenat.fr
Conclusion
La primaire gauche 2027 est une bonne idée sur le papier. Une catastrophe annoncée sur le terrain. Un sénateur socialiste le dit sans détour : « s’il y a trois candidats PS, plus Ruffin et Autain, je sais quel sera le résultat : le premier à gauche sera Jean-Luc Mélenchon. » La gauche se dispute un candidat. Mais elle se dispute surtout une définition d’elle-même.
