Qui veut participer à la primaire gauche 2027 ? La liste est longue. Peut-être trop longue. À gauche, les ambitions s’entrechoquent : Glucksmann, Hollande, Cazeneuve, Faure, Vallaud, Guedj, Ruffin, Autain, Roussel, Batho… Un vrai shaker politique. Voici les candidats les plus sérieux, avec leurs positions et leurs forces.
François Ruffin : le candidat du rassemblement populaire
François Ruffin est l’un des rares à avoir officialisé sa candidature. Il l’a annoncée dans le journal Libération. Sa formule est claire : « Je ne veux pas être le candidat de La France insoumise, ni celui d’un parti. Je veux être le candidat d’un large rassemblement. Et s’il faut une primaire pour ça, alors je la propose. Et je compte la gagner. »
Ancien député LFI, il s’est émancipé du mouvement lors des législatives de 2024. Sa ligne : un populisme de gauche ancré dans les classes populaires. Il est crédité de 16 % de satisfaits dans le baromètre Ipsos d’avril 2026.
Source : franceinfo.fr, Ipsos (avril 2026)
Marine Tondelier : cofondatrice et candidate des Écologistes
Marine Tondelier est la cheville ouvrière du projet de primaire. Le 8 décembre 2025, les membres des Écologistes l’ont désignée pour les représenter dans le cadre de la primaire.
Elle a cofondé la démarche à Bagneux en juillet 2025. Elle pousse l’idée d’une primaire ouverte. Son argument est math autant que politique : sans mécanisme d’arbitrage, la dispersion fait le jeu du RN. Sa cote de popularité progresse. Mais son parti reste modeste électoralement.
Source : Wikipédia, parlons-politique.fr
Olivier Faure : le PS entre deux eaux
Olivier Faure, premier secrétaire du PS, soutient la primaire en principe. Mais il ne s’est pas officiellement déclaré candidat. Il « se prépare à cette perspective depuis qu’il a été réélu patron du PS en juin dernier », mais doit composer avec de fortes oppositions internes.
Boris Vallaud, chef du groupe PS à l’Assemblée, préfère un candidat commun désigné sans primaire. Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, estime que « la primaire dans ce format-là n’a aucun sens ». Le PS avance donc à reculons.
Source : franceinfo.fr, publicsenat.fr
Clémentine Autain, Jérôme Guedj, et les autres
Clémentine Autain, cofondatrice de L’Après et ancienne insoumise, est dans la course. Jérôme Guedj (PS) est candidat déclaré. Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre, se dit « prêt ». François Hollande fait des appels du pied. Delphine Batho est aussi sur les rangs.
Le 20 Minutes et Le Figaro projettent un nombre potentiel de 17 candidats à la présidentielle, voire davantage. Si tous ces noms se retrouvent dans une primaire, le risque d’un scrutin illisible est réel.
Source : publicsenat.fr, franceinfo.fr
Conclusion
Le paradoxe est cruel. Plus il y a de candidats, plus la primaire est nécessaire. Mais plus il y a de candidats, plus la primaire est difficile à organiser. Chacun veut exister. Chacun refuse de se soumettre trop tôt. C’est le casse-tête de la gauche pour 2027.
