Le mouvement de blocus des lycées ne se résume plus aux revendications scolaires. Les violences en marge des cortèges occupent désormais une grande place dans le débat politique.
Des policiers blessés par centaines
Plus de 715 policiers et gendarmes avaient été blessés avant l’acte III du 6 octobre, selon le ministère de l’Intérieur. Ce jour-là, 43 autres l’ont été. Un syndicat de police évoque, lui, plus de 800 blessés au total.
Les forces de l’ordre sont surtout touchées par des jets de projectiles et des tirs de mortiers d’artifice.
Des lycéens blessés, des enquêtes ouvertes
Du côté des manifestants, les secours ont recensé plusieurs dizaines de blessés le 6 octobre. À Lens, un lycéen a eu la main arrachée.
L’IGPN, la police des polices, a été saisie après la diffusion d’images montrant des blessures de mineurs. Le Défenseur des droits s’est aussi autosaisi, notamment sur les tirs de lanceurs de balles de défense.
Deux lectures politiques opposées
Jean-Luc Mélenchon dénonce des violences policières et une répression ordonnée par le gouvernement. À l’inverse, des syndicats de police et plusieurs responsables de droite et d’extrême droite défendent les forces de l’ordre. Ils réclament des sanctions immédiates contre les auteurs de violences.
Les organisations lycéennes, elles, se désolidarisent des violences urbaines. Elles affirment qu’elles sont commises par des personnes extérieures à leurs établissements.
Ce qu’il faut retenir
Les enquêtes de l’IGPN et du Défenseur des droits devront établir les responsabilités. D’ici là, le débat sur le maintien de l’ordre risque de continuer à peser sur le mouvement et sur la campagne présidentielle.
