Mardi 6 octobre 2026, le mouvement de blocus des lycées a franchi une nouvelle étape. Cet « acte III » a mis le gouvernement sous pression, avec des cortèges dans de nombreuses villes.
Une journée sous haute tension
Le mouvement a démarré le 17 septembre. Les organisations lycéennes et étudiantes avaient appelé à bloquer les établissements et à manifester, faute de mesures concrètes après leur réunion avec le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray.
À Paris, Jean-Luc Mélenchon a rejoint le cortège. La police craignait aussi l’arrivée de black blocs dans les défilés.
Une guerre des chiffres
Les chiffres varient selon les sources. Le ministère de l’Intérieur compte 256 000 manifestants et 180 établissements concernés. D’autres estimations évoquent environ 300 lycées bloqués ou fermés.
Cet écart est classique dans les mobilisations sociales. Il montre surtout que chaque camp cherche à défendre son récit.
Un bilan de près de 500 interpellations
Selon le ministère de l’Intérieur, 488 personnes ont été interpellées et 43 membres des forces de l’ordre ont été blessés. Les policiers ont surtout été visés par des jets de projectiles et des tirs de mortiers d’artifice.
Du côté des manifestants, les secours comptent plusieurs dizaines de blessés. Les revendications de départ restent les mêmes : moins d’élèves par classe, plus de remplacements et une réforme de Parcoursup.
Ce qu’il faut retenir
L’acte III confirme que le mouvement tient dans la durée, malgré les violences en marge des cortèges. La suite dépendra des réponses concrètes que le gouvernement apportera aux revendications.
