Avec le mouvement de blocus des lycées, de nombreuses familles se posent les mêmes questions. Un lycéen a-t-il le droit de bloquer son établissement ? Que risque-t-il ?
Les lycéens n’ont pas de droit de grève
Le décret du 18 février 1991 sur les droits et obligations des élèves ne prévoit pas de droit de grève pour les lycéens. Les élèves gardent en revanche la liberté d’expression et le droit de se réunir.
Cette liberté a des limites. L’obligation d’assiduité reste en vigueur, et la sanction est possible dès que l’établissement est paralysé.
Ce qui reste interdit
Participer à un blocus n’autorise ni les dégradations, ni les violences, ni les insultes contre les policiers ou les personnels. Ces actes peuvent mener à une garde à vue. Plus de 1 800 gardes à vue ont été recensées en une semaine, selon la presse.
Cours à distance et fermetures
Le ministre de l’Éducation nationale a indiqué que les cours pouvaient être assurés à distance lorsque les blocages ou les dégradations empêchent d’accueillir les élèves en sécurité. Environ 400 établissements étaient fermés le 2 octobre.
Contester une sanction
Un avocat spécialisé rappelle qu’une sanction disciplinaire peut être contestée dans les huit jours. Les parents peuvent demander le dossier de leur enfant et se faire accompagner lors de l’entretien avec le chef d’établissement.
Ce délai court dès la notification de la sanction. Mieux vaut donc agir vite et conserver tous les courriers.
Ce qu’il faut retenir
Manifester est possible, mais bloquer un lycée expose à des sanctions. Les parents ont intérêt à parler avec leur enfant, à rester en contact avec l’établissement et à connaître leurs recours. Cet article donne des repères généraux et ne remplace pas un avis juridique.
